Croissance personnelle (2/4)

Palier 2 : Persévérance de l’autodidacte et découvertes

Retour à la case départ, le jeune papa décide de nouveau d’élargir ses compétences dans ses domaines préférés, notamment ceux de la psychologie et de la pédagogie : performances et mémoires, relaxations, gestion du temps, la communication et surtout celle du non verbale avec la P.N.L. (la Programmation-Neuro-Linguistique).
Il tente aussi de créer sa propre entreprise dans le domaine de la culture, un lieu de partage et d'échange. Pour cela, il monte à Paris pour une formation à la direction de petites salles de spectacles : l’école théâtrale de Bagnolet.
Les banques veulent bien le suivre mais c’est un échec au niveau local face aux services publics pour concurrence directe.
C’est durant ces années 90 qu’il poursuit et approfondit le coaching mental en sport de haut niveau, à Paris avec Philippe Leclerc et Guy Missoum. Pendant 4 années, au chômage, notre autodidacte va encore étudier et passer de longues heures derrière ses livres, ses formations, ses pratiques bénévoles, seul espoir pour l’amener à ses fins.
"Des complexes, moi ? Non", témoigne Christian Bouas, un autre autodidacte ayant crée son entreprise :
“Être autodidacte au départ, c’est par nature un complexe. Quiconque n’a pas fait d’études ressentira un manque.
Les qualités développées par les autodidactes les plus communément citées sont l’intuition et la résistance à l’effort.
Recruteur, sociétés d’intérim et entreprises s’entendent en effet pour dire que les "sans-diplôme" sont une population plus tenace et ayant une plus forte envie de réussir.”
Le problème, encore et toujours la réalité du terrain qui ne donne aucun résultat sur la réinsertion du jeune homme, dans la vie active.

Premiers pas dans les universités de notre pays

Malgré les obstacles, ce chômeur et père de trois enfants découvre alors, à 34 ans, une "porte d’entrée" à l’université (1 sas appelé : DEUSP).
Bordeaux II thumb
Université Bordeaux II - Crédit Flickr par Samuel Peters
Au bout de trois mois, il s’ennuie et demande une entrevue avec les responsables de filière en Licence d’Éducation. Ses connaissances sur la communication, sur la gestion du temps et sur la mémoire vont lui être d’un secours sans précédent.
Après négociation, il obtient son entrée en Licence en ayant fait valider en direct ses expériences d’autodidacte, sa crédibilité. Dix mois plu tard, il obtient sa licence et un accès à l’école des professeurs (l’IUFM).  L’année suivante (1994),  il trouve un poste de formateur dans un lycée agricole comme contractuel.
Il va poursuivre ainsi sa quête et un certain manque à combler, non plus en autodidacte mais dans un cursus traditionnel tous les deux ans (Maîtrise en 1997).
Une croissance personnelle, toujours sans quitter son emploi jusqu’en 2001 pour obtenir un Grade de Master2, un DESS « Responsable de Formation-Insertion » (en ingénierie pédagogique).  Le Doctorat pouvait être une suite logique mais sans intérêt, actuellement, pour ses objectifs de terrain.
internet thumb
Internet - Crédit Flickr par lecasio

Vous devez être inscrit et connecté pour pouvoir commenter !

Flux RSS des commentaires